Demain, tous codeurs dès la maternelle?

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Demain, vos enfants n’apprendront plus à faire du vélo ou à lire mais à coder. Dans un monde de plus en plus technologique, il devient nécessaire de comprendre et maîtriser dès le plus jeune âge les rouages de la programmation.  Aux Etats-Unis, l’organisation Code.org a réuni de nombreuses personnalités pour défendre l’idée de rendre obligatoire l’enseignement de la programmation à l’école. Cette idée est d’ailleurs sérieusement défendu par Bill Gates, Mark Zuckerberg ou encore Jack Dorsey.

Si cette matière n’est pas encore enseignée dans les écoles cela ne saurait tarder…  La Corée du Sud enseigne à ses enfants déjà depuis de nombreuses années déjà la programmation informatique. En Corée du Sud, la robotique est enseignée dès le CP. Une petite fille doit être capable de programmer une poupée Barbie et un petit garçon un min-golf et ce dès la maternelle. En Corée du Sud, cette course au savoir-faire high tech peut s’expliquer par la nécessité pour le pays de façonner de nouvelles générations afin qu’elles soient capable d’anticiper les évolutions du marché high tech et de concurrencer la Chine. L’enjeu est nationale. Il s’agit pour la Corée du Sud de révolutionner la culture et l’Entertainment à l’ère digitale si le pays veut avoir une chance de prospérer aussi ils misent tout sur l’innovation technologique et les jeunes générations. (En gros hein, j’ai pas un doctorat géopolitique et économie spécialité Corée du Sud).

Alors, nous dirigeons-nous vers un modèle super connecté semblable à celui de la Corée du Sud, laboratoire de l’humanité High Tech où la programmation est une compétence essentielle comme lire, écrire ou compter? C’est ce que l’on pourrait penser avec ces deux innovations  Play I et Primo.

Primo est un plateau de jeu en bois qui enseigne aux enfants le langage de programmation, même si ils ne savent pas encore lire. Le kit utilise les formes, les couleurs, et la conscience spatiale  de l’enfant pour enseigner les bases de la programmation via à une interface physique (On ne comprendra vraiment rien quand on sera vieux). Primo se compose de trois éléments: un petit robot en forme de boîte appelé Cubetto (on sent le concepteur rédacteur derrière ce nom), une carte d’interface et un ensemble de blocs d’instructions. Le but du jeu est de guider Cubetto en plaçant les blocs d’instructions dans une séquence de la carte. La séquence permet de déterminer ce que le robot fait : aller tout droit, à gauche ou à droite. Les créateurs de Primo voulaient un outil qui encourage les jeunes enfants à devenir des créateurs et non pas seulement les consommateurs dans notre monde hautement numérique.

Play-I est un ensemble de robots (Bo et Yana) dotés de moteurs et de capteurs, dont les actions peuvent être programmées par l’enfant sur une interface tactile. L’enfant peut s’il le veut saisir directement des lignes de code ou utiliser des interfaces de programmation en langage naturel comme Scratch développé par le MIT ou Blocky par Google. Ces interfaces sont beaucoup plus intuitives et permettent de comprendre la structuration d’un langage de programmation ainsi que la logique qui permet d’aboutir à une action.

Le musicien Will.i.am, qui défend l’apprentissage de la programmation à l’école et qui prend lui même des cours de programmation, s’étonne que « nous dépendons tous de la technologie pour communiquer, pour cuisiner… mais personne ne sait comment écrire du code« . Il ajoute dans une interview « C’est important pour ces enfants. Ca devrait être obligatoire, pour les citoyens de cette planète, de savoir lire et écrire du code« . Propos confirmé par le pape de l’informatique, le bien-nommé Steeve Jobs  qui affirmait « Everybody in this country should learn how to program a computer because it teaches you how to think ». (Hey, ça vous en bouche un coin non?)

Alors, la programmation essentielle ou accessoire? Un débat qui je le crains n’arrivera pas en France avant des années voire des décennies… Une chose est sûre cependant, avec la robotique comme point d’entrée dans la programmation, les enfants peuvent s’en donner à coeur joie et la programmation pourrait bien susciter des vocations précoces.